Communiqué de Jean-Yves le Bouillonnec

Communiqué de Jean-Yves le Bouillonnec

En novembre dernier, les militants des quatre sections socialistes de la 11ème circonscription du Val de Marne, m’ont renouvelé leur confiance en me demandant de me présenter à nouveau aux suffrages des électrices et électeurs, à l’occasion des  législatives de juin prochain.

Je leur exprime ma reconnaissance pour le soutien sans faille qu’ils m’ont apporté, dans l’accomplissement de mes mandats de député, depuis 2002.

Cette investiture est intervenue alors que les désignations des candidats à l’élection présidentielle n’étaient pas encore achevées.

J’ai apporté mon parrainage à Benoit Hamon qui a remporté les primaires organisées par le Parti socialiste et les formations politiques partenaires, en loyauté et en fidélité avec le Parti Socialiste et ses militants, non sans redouter cependant que ce choix ne provoque de sérieuses, lourdes et peut-être irréversibles dissensions en son sein, comme en celui de l’ensemble de la gauche.

Je conserve en effet, avec tristesse et amertume, la mémoire de tout ce  qui a dégradé l’action de la majorité présidentielle et l’a affaiblie, alors même que les députés qui la composaient ont, pour la plupart d’entre eux et inlassablement, assumé leurs responsabilités. Comme ces derniers, je n’ai ménagé ni mon temps, ni mon travail pour surmonter ces difficultés, dans l’intérêt de notre pays et du peuple de France. Il  était essentiel d’apporter au gouvernement un soutien pour assurer le redressement nécessaire, pour surmonter les menaces terroristes qui nous ont douloureusement meurtris, pour engager et poursuivre une œuvre de réforme dans la justice sociale, la solidarité, le progrès et la paix.

Je ne suis pas épargné par le  ressentiment envers ceux qui, socialistes, rompant avec l’obligation d’unité et l’exigence de responsabilité à l’égard d’un Président et d’un gouvernement socialistes, ont provoqué la tourmente dans laquelle se trouve aujourd’hui notre camp et les menaces qui pèsent sur son avenir.

A quelques semaines de l’échéance présidentielle, les questions restent entières. Les perspectives de construire une majorité de gauche solide, élargie, cohérente dont le cœur serait la démocratie sociale, le réformisme, le choix du progrès portés dans une volonté d’assumer les responsabilités de gouvernement sont, aujourd’hui plus encore qu’hier, incertaines et aléatoires.

Entre la loyauté au Parti socialiste, à son histoire, à ses combats et la réalité qui se dessine d’un redéploiement total des composantes de la sphère politique, à l’évidence nécessaire, je considère ne plus être en capacité de répondre à cette situation qui appelle, sans nul doute, la sollicitation de ceux et celles qui peuvent incarner cette évolution, cette clarification et peut être, ce renouvellement.

Je fais donc le choix, en conscience et en responsabilité, de retirer ma candidature. J’invite les militants socialistes de la circonscription à désigner l’un(e) des nôtres, Val de Marnais, qui sera mieux à même de répondre à ces exigences nouvelles et  permettra aux valeurs incarnées par le Parti socialiste de demeurer présentes à l’Assemblée Nationale. Car c’est bien eux qui ont la légitimité pour désigner le(la) socialiste qu’ils veulent présenter aux électeurs, comme il l’ont toujours fait.

J’ai toujours voulu rester fidèle à la confiance dont  mes électeurs m’ont honoré à trois reprises. Je le demeure à ce territoire du Val de Bièvre, aux communes qui le constituent et à leurs habitants,  avec qui je partage un même chemin de vie depuis toujours, et à qui j’adresse toute ma gratitude et mes chaleureuses pensées. Je vais demeurer à leurs côtés.

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